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UN RAPPORT ANALYTIQUE SERIEUX, DECEVANT DANS SES PROPOSITIONS Les Associations revendicatives de Rapatriés, signataires du présent communiqué, reconnaissent l'attention et la compréhension que leur ont témoignées les rédacteurs du rapport et le sérieux de leur analyse . Elles tiennent à marquer leur déception globale devant les conclusions tirées et les solutions proposées. Au plan matériel, elles déplorent la légèreté de l'examen du problème des retraites et la désinvolture avec laquelle le principe d'une nouvelle loi d'indemnisation a été écarté sans même que " la véritable évaluation des biens perdus (puisse) être opérée après un tel laps de temps "; sur ce dernier point elles soulignent la faiblesse de l'argumentation avancée reposant sur l'importance de l'effort de solidarité déjà accompli, l'incapacité supposée de la Nation à faire face à ses obligations et son refus de reconnaissance de responsabilité. Au plan mémoriel, elles s'indignent de l'adoption de l'un des amendements lors du vote qui a conduit à supprimer l'une des propositions clés correspondant aux engagements pris par le Président de la République avant son élection. Elles regrettent enfin que les propositions concernant les Disparus ne retiennent que les militaires et oublient les civils Conscientes de la nature purement consultative de cette démarche, elles gardent l'espoir de voir clore le dossier des rapatriés " dans la dignité et le respect " et, comme le déclarait le candidat, de sortir enfin de " la situation où nous sommes depuis trop longtemps, dans laquelle l'Etat promet de faire un peu plus sans jamais faire tout à fait ce qu'il faut "
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Ils tiennent à exprimer la très vive émotion de la communauté rapatriée à la suite des déclarations du Président de la République assimilant uniquement la période française de l'Algérie à un système d'asservissement, ce qui contribue à jeter indirectement l'opprobre sur les Français d'Algérie et résonne comme une repentance qui ne dit pas son nom.
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Les 24 et 25 novembre 2007 sera inauguré à Perpignan un grand monument de 15 mètres de long. Ce monument sera pour leurs familles et pour nous tous, rescapés vivants de cette insupportable tragédie, leur tombeau imaginaire devant lequel nous devrons nous retrouver des milliers pour rendre hommage à la fois "aux enfants, aux vieillards, à la soeur et au frère, à la fille, à la mère, au fils dans les bras de son père'', aux militaires, aux harkis, tous privés de sépulture, victimes de cette barbarie aveugle que d'aucuns encore aujourd'hui voudraient taire ou nous en faire porter la responsabilité. POUR L'INAUGURATION DU MEMORIAL NATIONAL DES DISPARUS Perpignan Dimanche 25 novembre 2007
Le 25 novembre 2007(*), plus de 4000 participants marqueront par leur présence à cette manifestation, leur solidarité avec les familles et leur communion avec les Disparus. Ainsi sera honoré l'engagement pris à Perpignan en 2004 au congrès national du Cercle algérianiste, d'offrir aux familles meurtries le lieu de recueillement, le tombeau symbolique tant espéré. Chers Disparus, que vos noms soient effacés ou inscrits sur ce Mur, hommes, femmes, enfants, de toutes origines, de toutes confessions, recevez ici l'hommage ému des vôtres qui n'ont rien renié de leur passé. Car c'est un droit naturel imprescriptible de tous les hommes de rendre hommage aux leurs. Il est légitime que nous nous rassemblions sur les lieux de notre mémoire en citoyens instruits de nos droits et de nos devoirs. La participation à cet événement exceptionnel de la Légion étrangère, de sa musique, symbolise hautement notre enracinement en terre d'Afrique où tant des nôtres reposent encore. Avec les familles de Disparus nous partagerons cet instant d'émotion qui s'inscrira désormais dans notre mémoire collective. Plus rien ne sera comme avant, une page nouvelle de notre histoire sera alors écrite que nul au monde ne pourra plus contester. Le Comité de Pilotage du Mur des Disparus * Pour participer à la souscription
ou obtenir le programme de l'inauguration, merci de vous adresser
à Cercle algérianiste des Pyrénées-Orientales
- Mur des Disparus - 52 rue maréchal Foch - 66000 PERPIGNAN
- Permanences tous les mardis et mercredis après-midi
Tél : 04 68 35 51 09. |
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Caractéristiques du Monument Il est constitué de trois
colonnes alignées, de section carrée (5,85 m de
haut sur 0,60 m de côté), séparées
chacune de deux mètres et moulées dans un béton
de la même teinte que la pierre calcaire de Paris. Quand le bruit des armes s'est tu
depuis longtemps, quand les plaies se sont lentement refermées,
non sans laisser de profondes cicatrices, alors vient le temps
de la mémoire et de la reconnaissance. |
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Le 2 avril 2003, à l'occasion
de l'installation du Haut conseil aux rapatriés, le Premier
ministre a annoncé l'officialisation par décret
du 25 septembre comme journée nationale d'hommage aux
harkis et aux autres membres des formations supplétives.
25 septembre Journée des harkis Hamlaoui Mekachera, secrétaire
d'Etat aux Anciens combattants, s'est satisfait de la place accordée
aux Harkis dans la conception du mémorial des anciens
combattants d'Afrique du Nord des Alpes-Maritimes et de Monaco
inauguré à Valbonne. |
Lettre du Ministère de la
Culture - Centre des Archives d'Outre-Mer Communiqué par Jean-Pierre Rondeau, expéditeur de la lettre au Ministre |
Principaux extraits :
Devant la représentation nationale
algérienne, je souhaite aussi évoquer la situation
internationale, en commençant par le sujet qui nous préoccupe
tous : la crise en Irak. La France, vous le savez, ne poursuit
qu'un seul et unique objectif : désarmer l'Irak, conformément
à la volonté de la communauté internationale,
telle qu'exprimée unanimement par le Conseil de sécurité
des Nations unies. Mais, le désarmer, dans toute la mesure
du possible, par des moyens pacifiques, ceux des inspecteurs.
Car la guerre est toujours un constat d'échec et un drame.
C'est toujours la pire des solutions. Et le Moyen-Orient, aujourd'hui,
n'a pas besoin d'un nouveau drame, aux conséquences incalculables.
(...) C'est pourquoi la France veut donner toutes ses chançes
au désarmement dans la paix (...) |
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Les trois quarts des Algériens l'ignorent : le président français qui leur rend visite dimanche (2 mars 2003) a vécu dans leur pays. Il y a fait la guerre, puis y est revenu, jeune haut fonctionnaire, avec femme et enfant.
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Hommage à tous les «Morts pour la France» d'Algérie, de Tunisie et du Maroc et appel à la cohésion du Monde combattant. Les cérémonies du 5 décembre ayant désormais un caractère national et officiel, toute incitation à les boycotter doit être considérée comme une invitation à la désobéissance civique Les cérémonies officielles du 5 décembre ne visent pas à commémorer une date, historique ou pas. Laquelle faudrait-il choisir d'ailleurs ? puisque parmi celles qui avaient fait naître quelque espoir à l'époque, aucune n'a résisté aux dures réalités de l'Histoire. Il ne s'agit pas davantage de célébrer la fin d'un conflit puisque ce dernier s'est hélas prolongé, de façon unilatérale certes, et bien au-delà du cessez-le-feu officiel. Il s'agit, bien au contraire, de rendre hommage à ces quelques 24 000 valeureux compagnons d'armes, militaires d'active, appelés et rappelés du contingent, fonctionnaires civils et de police, harkis et moghaznis, infirmières, ambulancières et auxiliaires féminines, tous et toutes tués dans l'accomplissement de leur service, de leur devoir d'Etat ou de citoyen, pour défendre ce qui était alors bel et bien territoire français, ou placé sous la protection de la France. On retiendra donc que le 5 décembre, la France entière se recueillera désormais dans le souvenir de ceux qui, de 1952 à 1962, ont versé leur sang en Afrique du Nord, pour que les valeurs de Liberté, d'Égalité, et de Fraternité demeurent dans ces pays, notamment sur cette terre d'Algérie, si attachante et qui a tant souffert depuis. L'officialisation, au plan national, de la date du 5 décembre n'a donc rien de politique. Elle a, bien au contraire, été précisément choisie pour sortir de la querelle, hélas trop politisée, des deux dates proposées antérieurement. L'UNC souhaite que cette décision mette, enfin, un terme à ce débat sans issue qui divisait le monde combattant depuis de trop longues années. C'est donc une mesure d'apaisement. Extrait du Journal de l'U.N.C. "La Voix" Janvier 2004 |
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| Wilaya | Cimetières de regroupement | Cimetières à regrouper |
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| Blida | Blida | Beni Merad Cheffa (La Cheffa) Ouled Yaich (Dalmatie) Soumaa |
| Bordj Bou Arreridj | Bordj Bou Arreridj | Ain Taghourt Ain Tessala Bir Kassed Ali Blimour (Cerez) El Hammadi (Lacoute) Medjana Ras El Oued (Tocqueville) Sidi M'Barek (Paul Doumer) |
| Bouira (Coligny) | Bouira (Coligny) | Aomar Djebahia (Laperrine) Kadiria (Thiers) Lakhdaria (Palestro) M'Chedallah (Maillot) Sour El Ghozlane (Aumale) |
| Chlef (Orléansville) | Chlef (Orléansville) | Ouled Fares (Warnier) Oum Drou |
| Médéa | Médéa | Draa Es Mar (Lodi) Ouamri Ouzera (Loverdo) |
| Tizi Ouzou | Tizi Ouzou | Tadmait (camp du Maréchal) |
| Wilaya | Cimetières de regroupement | Cimetières à regrouper |
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| Guelma | Guelma | Heliopolis Oued Frarah Roknia |
| Jijel | Jijel | Chekfa Emir Abdelkader (Strasbourg) Kaous (Duquesne) |
| Khenchala | Khenchala | Kais (Edgar Quinet) |
| Mila | Chelgoum Laid | Ahmed Rachedi (Richelieu) Grarem Gouga Oued Athmenia Sidi Merouane Teleghma |
| Sétif | Sétif | Ain Abessa (Centre) Ain Abessa (El Kharba) Ain Oulmene (Colbert) Ain Roua Amoucha |
| Skikda | Skikda | Ain Cherchar (Auribeau) Djendel El Arrouch Ramdane Djamel (Saint Charles) |
| Souk Ahras | Souk Ahras | Sedrata Zarouria |
| Tebessa | Tebessa | El Aioun Ouenza Youks Les Bains |
Le mémorial qui doit être édifié à Verdun ne concerne pas seulement les musulmans qui sont tombés à Verdun, mais tous les musulmans tombés au champ d'honneur, en France et sur le Front d'Orient, de 1914 à 1918. On peut se poser la question de l'intérêt de ce projet, qui contrevient aux prescriptions de la Loi Informatique et Libertés, laquelle interdit de faire référence à la religion et à l'ethnie des citoyens. S'agit-il de satisfaire les revendications de monsieur Bouteflika ? Il serait plus logique politiquement de célébrer la mémoire de tous les combattants d'Outre-Mer, sans oublier ceux des Dom-Tom, qui risquent de se sentir lésés. Combien de morts ? Les données des rapports Martins et des Lyons des Feuchins, établis en 1920 et 1924 avec le concours du général de Castelnau, ont été repris en 1998 par l'historien du secrétaire d'État aux Anciens combattants Claude Carlier. Malgré quelques divergences entre les tableaux publiés, on peut évaluer comme suit l'origine de ces combattants morts au combat : Algérie, 23 000 ; Tunisie, 10 500 ; Maroc, 2043 ; AOF-AEF (Afrique Occidentale Française-Afrique Équatoriale Française), 33 320 (en partie animistes ou chrétiens) ; Djibouti, Comores, Madagascar, 1000 à 2000 ; Antilles-Guyane quelques descendants d'esclaves musulmans. Soit un total d'environ 50 000 musulmans morts pour la France. En comparant ces chiffres, au total des morts de l'armée française (1,3 million), on obtient une proportion de 3% de Maghrébins et de 1% d'Africains noirs et malgaches. A Verdun, les pertes françaises s'élèvent à 163 000 tués, soit 6 à 8 000 musulmans en appliquant le pourcentage de 4%. Quel était leur statut ? Contrairement à ce qu'affirment les nationalistes et autres anti-colonialistes, l'État algérien n'a aucune revendication à formuler, puisque ces combattants, de par le sénatus-consulte de 1865, étaient Français musulmans (FMA), et non Algériens. Les ressortissants des quatre communes du Sénégal étaient également Français (électeurs en 1848, citoyens en 1916). En revanche, les autres relevaient de colonies et de protectorats, dirigés administrativement soit par le ministère des Colonies, soit par des Gouverneurs ou des Résidents : Union Indochinoise créée en 1891, AOF créée en 1904 et AEF en 1908, protectorat tunisien en 1881 et marocain en 1912. Participation aux combats. Quelques unités de l'armée d'Afrique participent à la bataille de la Marne. Un bataillon de tirailleurs sénégalais subit de lourdes pertes en octobre 1914 près d'Arras, et deux bataillons de tirailleurs algériens sont décimés en novembre 1914 sur l'Yser. A la fin de 1915, 31 bataillons sénégalais sont engagés sur la Somme et en Champagne, en même temps que 10 000 Malgaches et 5000 Indochinois. Le 2e Corps colonial attaque en septembre au nord de Souain. En 1916, 16 régiments maghrébins (dont 10 régiments de zouaves qui sont à moitié européens), et 4 BTS (sur un total des 230 régiments et de 52 bataillons) participent à la bataille de Verdun, et le RICM se distingue dans la prise du fort de Douaumont. Le ler Corps colonial est engagé en juillet dans la bataille de la Somme. En 1917 interviennent 41 bataillons sénégalais, dont 12 sur le front d'Orient. Les pertes du chemin des Dames sont particulièrement élevées (7000 Sénégalais tués). En 1918, Sénégalais, Marocains et Malgaches participent à la défense de Reims. Sur le front d'Orient, la Ière brigade marocaine effectue la percée victorieuse d'Uskub. Le député Blaise Diagne recrute 73 000 combattants dont 10 000 en AEF. Loyalisme, décorations et intégration. Les prisonniers, regroupés à Zossen, résistent à la propagande allemande ; 5 à 8% d'entre eux cependant s'engagent dans l'armée turque. Aucune mutinerie n'est imputable aux régiments de tirailleurs maghrébins en 1917. Ils participent à toutes les opérations, et pour les décorations, les tirailleurs viennent juste après le RICM et le 3e Etranger. Les drapeaux du 4ème RT sont décorés de la Légion d'honneur, leurs pertes sont supérieures à celles des autres unités d'infanterie. Les Maghrébins furent heureusement surpris de l'accueil réservé par les civils français, et en retirèrent l'image d'une France accueillante et solidaire dans le malheur. L'armée fut à son insu un melting-pot entre Kabyles, Arabes, Noirs d'Afrique et Indochinois. L'institution militaire devient ainsi un modèle d'intégration et donc d'évolution future. S'ils se sont bien intégrés dans l'armée, ils ne furent cependant pas considérés comme l'égal des Français en ce qui concerne l'avancement, la solde et les primes. Clemenceau accorde alors des avantages aux combattants, il supprime certains impôts et augmente le nombre des représentants musulmans. En 1927, le code de l'indigénat sera aboli. La guerre de 1939-1945. Selon le service historique, les pertes des Nords-Africains s'élèvent à plus de 20 000 hommes soit : 5400 tués en 1940, 3750 au Levant, 3458 en Tunisie, 4019 en Italie et en Corse, 3716 dans les campagnes de France et d'Allemagne. Les tirailleurs sénégalais et malgaches ont 17 500 tués en 1940, et 4000 de 1942 à 1945. Comparées au total de l'armée française (160 000 tués), ces pertes sont beaucoup plus lourdes qu'en 1914-1918, elles représentent 26% au total de Maghrébins, 13% d'Africains noirs). Indochine et Algérie. En Indochine, 6.330 Maghrébins et 1.900 Africains sont tués. De novembre 1954 au 19 mars 1962 en Algérie, 4.600 Français de souche nord-africaine (soit 25% des pertes totales) et 480 Africains noirs trouvent la mort. Il faut y ajouter en 1962 : 60 à 80.000 Harkis. Général Maurice Faivre - La Voix du Combattant - mai 2006 |