- LE "TOMBEAU
DE LA CHRETIENNE"
-
Que
savait-on du Tombeau de la Chrétienne au moment où
commencèrent les fouilles.
Signalé d'abord par Pomponius Mela, puis par l'Espagnol
Marmol, qui avait été esclave à Alger, le
monument appelé en arabe: Kober Roumia (mot à mot
: Tombeau de la Romaine ou Tombeau de la Chrétienne) (1), a donné
matière à de nombreuses. interprétations
historiques ; interprétations de peu de valeur, à
la vérité, puisque les anciens, à part les
écrivains que nous venons de nommer, n'avaient pu voir
le monument dont ils écrivaient, ni même la région
où il était situé, et que les modernes manquent
toujours de documents précis à son sujet. Il faut
bien avouer qu'aujourd'hui, près d'un siècle après
les fouilles de Berbrugger, nous ne sommes pas tellement mieux
renseignés quant à la destination au Kober Roumia.
-
- Le texte de Pomponius Mela, le plus
ancien que nous connaissons, demeure, malgré les gloses
modernes et les commentateurs nombreux et distingués,
d'une imprécision remarquable.
Le voici : " Iol, sur le bord de la mer, jadis inconnu,
illustre maintenant pour avoir été la Cité
royale de Juba et parce qu'il se nomme Césarée.
En deça, à l'Ouest les bourgs de Cartinna (Ténès)
et d'Arsina (?), le château de Quiza (?) le golfe Laturus
(?) et le fleuve Sardabale (?) ; au-delà, le Monument
commun de la famille royale, ensuite Icosium (Alger)... "
(De situ orbis, L. 1, chap. 6) (2).
Le Kober Roumia est donc le "
monumentum commune regiae gentis ". Ces quatre mots vagues
n'ont pas encore livré leur secret. Berbrugger et de nombreux
historiens ultérieurs y ont vu un mausolée du roi
Juba et de sa famille. Rien, semble-t-il, ne permet de l'affirmer.
Quant à Marmol, il raconte, au livre 5, chapitre 34 de
sa Description générale de l'Afrique que près
de Cherchell, " sur une haute terre qui entre dans la mer,
il y a deux anciens temples où l'on sacrifiait aux idoles,
dans l'un desquels se trouve un dôme fort haut sous lequel
les Maures prétendent qu'est enterrée la fille
du Comte Julien. Et les autres hypothèses émises,
si elles sont plus merveilleuses, n'en sont pas plus solides.
Situé sur une colline de 260
mètres d'altitude, près du littoral qui se creuse
entre la Bouzaréa et le Chenoua, l'édifice apparaît,
dit en substance Berbrugger dans son livre sur le Tombeau, comme
un immense cylindre à facettes, coiffé d'un cône
à gradins, et posé sur un socle carré de
63 m 90 de côté, que supporte un béton de
petites pierres concassées avec, comme mortier, la terre
rouge recueillie sur les lieux. Les facettes sont larges d'environ
2 m 37 et séparées par soixante colonnes engagées
d'ordre ionique ancien, dont les chapiteaux sont les uns, ceux
qui touchent les fausses portes, à palmettes, et les autres,
à bandeaux. La base de ces colonnes repose sur une série
de deux degrés.
L'édifice est constitué par un amoncellement de
moellons et de grossiers blocs de tuf, recouvert extérieurement
de belles pierres de taille de grand appareil ; il a 60 m 90
de diamètre, 185 m 22 de circonférence et 32 m
40 d'élévation (3).
Le cylindre de base comporte quatre
fausses portes de 6 m 20 de hauteur, encadrées dans un
chambranle et surmontées d'un entablement qui s'encastre
dans la partie inférieure des chapiteaux à palmettes,
pour former, avec les deux colonnes latérales, un deuxième
encadrement ; les portes ont des moulures saillantes en forme
de croix. Celle de l'Est est à peu près intacte
; celle du Sud a disparu, laissant subsister un débris
de panneau engagé à gauche.
Le cône à trente-trois gradins de 0 m. 58 chacun
de haut qui couronne le mausolée, se termine, en haut,
par une petite plate-forme où devait autrefois se dresser
une statue. Il a subi de graves détériorations,
tant par suite de la quantité considérable de pierres
écroulées du fait des intempéries, qu'à
cause de l'enlèvement, par les indigènes de la
région, du plomb de scellement des mortaises en queue
d'aronde qui réunissait les blocs.
Il semble que, lors de sa construction, le monument, pourvu de
son pyramidion, du sujet architectural ou du bronze qui l'ornait,
devait avoir au moins dix mètres de plus de haut. On se
ferait, précise Berbrugger, une idée assez exacte
de cette construction grandiose en imaginant que, si elle était
placée sur la place du Gouvernement, à Alger, elle
en occuperait presque toute la largeur et s'y élèverait
à une hauteur égale à celle de la colonne
de là place Vendôme à Paris.
Comme
on le verra plus loin, les fouilles entreprises par Berbrugger
allaient révéler l'existence, à l'intérieur,
d'un couloir cireulaire et de trois caveaux.
L'hypogée évoque de façon frappante les
tumuli égyptiens jusque dans de petits détails.
On, y pénètre par une entrée unique qui
s'ouvre à l'Est sous une des fausses portes. Cette entrée
fermait par une dalle à glissière que Berbrugger
trouva brisée. Après un petit couloir très
bas, on se trouve dans un caveau long de 5 m. 29, large de 2
m. 49, haut de 3 m 50, au fond duquel a été creusée,
probablement à l'époque romaine, une excavation
d'environ 7 mètres, sans doute avec l'espoir de trouver
une issue secrète accédant directement au grand
caveau central. A droite, s'ouvre une porte basse, sur le linteau
de laquelle sont sculptés un lion et une lionne : les
symboles de Juba II et de son épouse Cléopâtre
Séléné, disent les partisans du Tombeau
de Juba. Par cette porte, qui était également fermée
d'une dalle, sept marches mènent à la galerie circulaire.
Celle-ci, très bien conservée, pavée en
losanges, à la façon des rues de Timgad par exemple,
est pourvue tous les 3 mètres de petites niches creusées
en quart de sphères et destinées sans doute à
contenir les lampes à huile, puisqu'on y remarque encore
des traces de fumée. La galerie a environ 150 mètres
de long, est large de 2 mètres et haute de 2 m 40. Elle
fait presque tout le tour du monument, mais, arrivée près
de son point de départ, elle décrit un coude brusque
presque à angle droit vers le centre.
Les caveaux auxquels elle aboutit
sont fermés eux aussi par des portes-dalles qui s'ouvraient
autrefois à volonté, toujours comme dans les chapelles
des tumuli égyptiens, mais qui semblent bien étroites
pour avoir pu autrefois laisser passer des sarcophages. La première
pièce a 4 mètres de long sur 1 m. 50 de large ;
on y a trouvé, au moment de l'ouverture, quelques petites
perles en pierre rare et des morceaux de bijoux en pâte
de verre. Après un couloir de 3 m 40, on arrive dans la
seconde pièce de 4 mètres sur 3, avec une voûte
en berceau, située juste dans l'axe du mausolée
; on y remarque trois niches destinées égaleraient
à recevoir des. lampes.
Berbrugger pensa que ces deux caveaux étaient les chambres
sépulcrales où avaient dû être déposés
les sarcophages ; mais beaucoup de savants estiment, aujourd'hui,
que ces chambres sont simplement des chapelles où les
parents et les prêtres venaient, à certains jours
anniversaires, procéder à des cérémonies
religieuses, en l'honneur des défunts, certainement inhumés
dans un caveau plus somptueux et plus vaste, ménagé
sous le sol et dont l'issue secrète a échappé
jusqu'ici, pensent-ils, à toutes les investigations.
L'avenir décidera peut-être qui a raison
- LEGENDES
- Comme il fallait s'y attendre -
nous sommes au pays du merveilleux - les légendes. concernant
le Tombeau sont nombreuses et diverses.
Et d'abord, il y a celles du trésor. Elles ont des variantes
multiples et remontent probablement très loin dans le
temps.
Le " Kober Roumia ", disent les indigènes de
la région algéroise, contient un trésor
sur lequel veille la fée Halloula. Gsell (4) a recueilli
une version de ce légendaire selon laquelle un berger
du voisinage avait remarqué qu'une de ses vaches disparaissait
toutes les nuits ; cependant, le lendemain matin il la retrouvait
au milieu de son troupeau. Un soir il l'épia, la suivit
et la vit s'enfoncer dans le monument par une ouverture qui se
referma aussitôt. Le jour suivant il s'accrocha à
la queue de sa bête au moment où elle allait disparaître
et put, ainsi, entrer avec elle. Il sortit à l'aube, toujours
cramponné à sa vache mais avec tant d'or qu'il
devint un des plus riches seigneurs du pays.
Autre légende de même inspiration (4) : Un Arabe de la Mitidja, tombé entre
les mains des chrétiens, avait été emmené
en Europe et était devenu l'esclave d'un vieux savant
espagnol fort expert en sorcellerie. Un jour, celui-ci lui rendit
la liberté sous la condition qu'aussitôt revenu
chez lui, il irait au Tombeau, y allumerait un feu et, tourné
vers l'Orient, y brûlerait un papier magique qu'il lui
remit. L'Algérien obéit. A peine le papier était-il
consumé qu'il vit la muraille s'entr'ouvrir et livrer
passage à une immense nuée de pièces d'or
qui s'envolèrent dans la direction de l'Espagne où
elles allèrent, sans aucun doute, rejoindre le sorcier.
Berbrugger rapporte une recette magique tirée de la sorcellerie
marocaine pour trouver le trésor du Tombeau : " Endroit
appelé Tombeau de la Chrétienne. - Si tu t'y rends,
tiens-toi debout à la tête du Tombeau faisant face
au Sud ; puis regarde vers l'Est et tu verras deux pierres dressées
comme un homme debout ; par une fouille, descends entre elles,
et tu y rencontreras deux chaudrons après avoir immolé.
"
Naturellement, les maîtres de la Régence d'Alger
ne manquèrent pas d'être impressionnés par
des récits aussi merveilleux et alléchés
par les magnifiques trésors qui devaient dormir sous cette
montagne de pierre.
Au XVIe siècle, le pacha Sala Reïs fit canonner le
Tombeau avec l'espoir de mettre au jour des caisses d'or et de
pierreries. Mais les boulets de ses bombardes ne réussirent
qu'à ouvrir une brèche large mais superficielle
au-dessus de la fausse porte de l'Est. Sala Reïs employa
alors de nombreux esclaves chrétiens à faire une
ouverture dans la muraille, mais ses ouvriers furent mis en fuite,
disent les narrateurs populaires, par des légions de gros
frelons noirs ; probablement, interprète Gsell, s'agissait-il
des moustiques qui pullulaient dans la région avant le
dessèchement du lac Halloula.
Au XVIIIe siècle, un dey employa des travailleurs marocains
à de nouvelles fouilles, mais sans plus de succès.
Ces fouilles-là, cependant, furent plus néfastes
au monument que les bombardements de Sala Reïs, car les
Marocains déchaussèrent les tenons de plomb qui
liaient les blocs pour en faire des balles. Les blocs, n'étant
plus scellés les uns aux autres, s'affaissèrent
lentement et finirent par culbuter, si bien que, depuis cette
époque, le Tombeau s'écroule en partie.
Dans une lettre du 15 novembre 1865, Berbrugger rapporte une
autre légende relative au Tombeau de la Chrétienne
qu'on trouve dans Marmol et à laquelle nous avons fait
allusion plus haut, mais d'une inspiration différente,
celle-là.
" La légende, plutôt que l'histoire, dit que
le comte Julien, Gouverneur de l'Andalousie, au commencement
du VIIIe siècle, pour venger un attentat du roi Roderik
contre la vertu de sa fille, la belle Florinde, livra aux Arabes
le passage d'Afrique en Espagne, dans l'année 711 ; Florinde,
victime mais non complice du crime royal, fut pourtant et demeure
flétrie jusqu'à nos jours de l'épithète
" Cava ", qui se prononce " Caba " (prostituée),
mot d'origine arabe, dont la signification n'est que trop connue
ici. Les Espagnols, ayant entendu les indigènes donner
le nom de Kober Roumia au Tombeau de la Chrétienne, ont
fait de cette désignation qu'ils ne comprenaient pas,
celle de " Cava " ou " Caba Roumia ". D'où
ils ont conclu que c'était la sépulture de la fameuse
" Cava " ; et alors ils ont donné au golfe qui
s'étend sous le monument le titre de " Bahia de la
Mala Myer ", Baie de la Mauvaise Femme.
Ajoutons enfin que des traditions
locales toujours vivantes prétendent qu'une galerie appelée
" Ras-el-Mendjel " mènerait de l'intérieur
du Tombeau jusqu'à une grotte du littoral nommée
Mersa-es-Safa, située entre le Rocher plat et la Maison
Etourneau.
Mais personne n'a encore retrouvé ni le Ras-el-Mendjel
ni la Mersa-es-Safa.
LES FOUILLES DU TOMBEAU
Quoiqu'il
en soit, Berbrugger fut parmi les premiers Français qui
approchèrent le Kober Roumia.
Le 20 octobre 1835, le Maréchal Clauzel, Gouverneur Général,
accompagné de son secrétaire particulier Berbrugger,
et escorté d'une colonne mobile, alla visiter l'imposante
et mystérieuse pyramide de pierres : visite trop rapide
pour que d'utiles observations aient pu être faites.
Par ailleurs, la région, à cette époque,
n'était pas assez sûre pour qu'une expédition
scientifique pût avoir lieu.
Dix ans plus tard, en 1845, le comte Guyot, directeur de l'Intérieur
à Alger, vint à son tour, au cours d'une tournée
dans la Mitidja, visiter le Tombeau.
Entrée secrète
sous la fausse porte
A son retour, il demanda au Maréchal
Soult, Ministre de la Guerre, un crédit de 5.000 francs
pour entreprendre des fouilles, crédit qui lui fut refusé
faute de fonds, et aussi de crainte que - on ne voit pas bien
poûrquoi - ces " travaux ne produisent mauvais effet
sur les Arabes ".
- Enfin en 1855-1856, comme nous l'avons
précédemment indiqué, Adrien Berbrugger
fut chargé par le Maréchal Randon, Gouverneur Général,
de pratiquer les premières fouilles.
Mais, comme toujours en pareil cas, - les ressources financières
ne tardèrent pas à manquer.
Ce n'est qu'en 1865, à l'occasion d'un passage de Napoléon
III près du Kober Roumia, qu'une exploration sérieuse
fut décidée, alimentée par des fonds que
l'Empereur préleva sur sa cassette particulière (5). Une décision
de juin 1865 désigna MM. Berbrugger et Mac Carthy comme
chargés de travaux.
Par une entente tacite, ce fut Berbrugger qui prit la direction
effective de l'expédition.
Durant les 7, 8 et 9 juillet, Berbrugger et Mac Carthy rendirent
une première visite préparatoire au mausolée
mauritanien, pour reconnaître le terrain et préparer
un plan d'exploration.
Le double but que s'étaient fixés les explorateurs
était de déblayer suffisamment la construction
pour retrouver la forme architecturale primitive du Tombeau,
rendue informe par l'action conjuguée du temps et des
chercheurs de trésors, et de découvrir l'hypogée
qu'il devait contenir.
L'édifice à explorer, on l'a vu, présentait
une élévation de 33 mètres sur une base
de 128 mètres. Les pierres écroulées entouraient
le bas du monument sur une hauteur de 14 mètres. De plus,
il ne fallait pas ajouter de nouvelles détériorations
à celles déjà existantes.
Par ailleurs, le mausolée était loin des voies
régulières de communication, à 7 kilomètres
de tout centre de population.
Le 5 novembre 1865, l'expédition arriva sur le terrain
sauf, naturellement, Mac Carthy, qui ne la rejoignit que le 6
décembre.
Les travaux ne devaient aboutir
que le 5 mai 1866 à 2 h. 15 de l'après-midi. Ce
jour-là, le trépan, qui travaillait dans la partie
Sud du mausolée, tomba dans le vide, indiquant une cavité.
Un boyau de mine horizontal de 6 m 75 fut aussitôt creusé
en partant du point le plus proche de l'extérieur et les
explorateurs accédèrent bientôt au couloir
circulaire long de 150 mètres qui se love au coeur du
monument ; en poussant jusqu'au bout, ils parvinrent aux trois
caveaux centraux qu'ils trouvèrent vides.
Après quelques sondages complémentaires, l'exploration
du Tombeau de la Chrétienne fut considérée
comme terminée par les explorateurs ; elle ne donnait
pas de grands résultats.
Berbrugger consigna le résultat
des travaux d'exploration du Tombeau dans un livre qu'il publia
en 1867 chez Bastide, à Alger : Le Tombeau de la Chrétienne,
Mausolée des Rois Mauritaniens de la dernière dynastie,
par M. Berbrugger, Inspecteur général des Monuments
historiques et des Musées archéologiques de l'Algérie,
etc..., avec vues du monument avant et après l'exploration
et plan de l'hypogée.
Ce livre se trouve à la Bibliothèque nationale
d'Alger, inscrit sous le N° 52.173.
- (1)
D'après un orientaliste, M. Juda, cité par Albert
Caise dans sa notice sur le Tombeau (Blida, Mauguin édit.,
1893) Kobor roumia signifierait en phénicien : "
Tombeau royal ".
Par ailleurs, indiquons que selon Shaw (Voyages en Barbarie et
au Levant, trad. française, La Haye, 1743, p. 58, tome
I) les Turcs nommaient le Kober " Maltapasy ", c'est-à-dire
: le Trésor du Pain de sucre, et qu'il servait "
de direction aux matelots ".
- (2)
Le raisonnement sur lequel on se base pour voir dans le Kober
Roumia le tombeau de Juba II est assez fragile malgré
tout, et paraît une simple spéculation de l'esprit.
Le voici : Pomponius Mela, que nous venons de citer, écrivait
son De situ orbis, vers l'an 45 p.C. Le géographe Strabon
ne parle pas de ce moment dans sa description des côtes
d'Afrique qui est antérieure à l'an 12 p.C., date
de sa mort. Donc, le tombeau a été construit entre
les années 12 et 45. Or, Juba II étant mort vers
l'an 25, il s'ensuit.. - Ajoutons, toutefois, qu'on a recueilli,
dans le déblai du N.O. un moyen bronze de Juba II
- (3)
Il est difficile de parler du Tombeau de la Chrétienne
sans signaler qu'il existe dans le département de Constantine,
près de Batna, un Mausolée analogue, le Medracen,
qui serait le Tombeau de Massinissa, et qui semble avoir inspiré
les constructeurs du Kober Roumia.
L'un et l'autre sont essentiellement formés d'un énorme
tas de pierres recouvert d'une enveloppe architecturale. Le tas
de pierre, plus ou moins haut, plus ou moins orné, a toujours
été une sépulture africaine.
- (4)
Stephan Gsell. - Cherchell, Tipasa, Tombeau de la Chrétienne.
- Adolphe Jourdan, éditeur - Alger.
- (5)
Les frais d'exploration s'élevèrent en tout à
15.000 fr. (lettre du 14 juin 1866).
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