
| Le peuplement européen de l'Algérie | Jack Roussel |
| Juifs d'Algérie des origines à 1830 | Richard Ayoun |
| Les Juifs du Mali | Jacob Oliel |
| Les Berbères | Paul Balta |
| Le premier dictionnaire kabyle-français | Lionel Galand. |
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Évolution démographique
En 1954 : 9 650 000 dont 8 670 000 Musulmans et 980 000 Européens. Ces derniers représentaient alors un tout petit peu plus de 10% de la population totale.
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En histoire juive générale,
la communauté d'Algérie est considérée
comme marginale malgré son passé deux fois millénaire,
si elle est comparée aux groupes juifs d'Irak, de France,
d'Allemagne, du Maroc et de Pologne. Les juifs d'Algérie,
partie intégrante du judaisme d'Afrique du Nord ne constituent
ni une entité ethnique pure ni un groupe homogène. Sur les origines des juifs d'Afrique
du Nord nous possédons plusieurs traditions. Celles rapportés
par la littérature talmudique qui placent en Afrique et
probablement à Carthage des exilés des Dix Tribus
d'Israël, déportés en 722 avant J.C. par l'assyrien
Sennachérib. Cependant, il est à remarquer
des phénomènes importants : d'une part une immigration
juive en provenance de l'Irak et de la Syrie, à l'intérieur
du vaste courant migratoire qui drainait alors les masses Musulmanes
d'Orient en Occident, des pays du Croissant autrefois fertile
et maintenant désert vers le Maghreb et l'Espagne. D'autre
part, les Almohades maîtres de l'Afrique maghrébine
comme de l'Espagne, poussés par la doctrine de leur Mahdi
Ibn Tumart, résolurent d'islamiser de force tous les dhimmis
(les Juifs et les chrétiens). Richard AYOUN |
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Les JUIFS du MALI
j'ai voulu vérifier les affirmations concernant les Daggatoun, s'ils existaient encore et à condition qu'ils aient conservé le souvenir de leur origine cent trente ans après le passage du rabbin Mardochée qui les avait découverts et dénommés vers 1865. J'ai rencontré le chercheur malien Ismaël Diadié Haïdara et de nombreux autres informateurs, et les résultats obtenus m'ont comblé : ![]()
Jacob OLIEL |
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D'où viennent-ils ? Qui sont-ils ? Autant de questions qui n'ont cessé de se poser aux historiens depuis l'Antiquité. Le réveil de la berbérité, auquel on assiste depuis quelques après années, a rendu ce problème tout autant culturel que politique. Mais il n'est pas vécu avec la même acuité dans tout le Maghreb : en Libye, en Tunisie et en Mauritanie, il ne reste que des îlots berbérophones, et les Touaregs, dont l'aire de mouvance couvre le sud de l'Algérie et de la Libye et le nord du Niger et du Mali, ne sont environ qu'un million. En revanche , au Maroc, les berbérophones représentent 60 % de la population et, en Algérie, ils constituent des groupes importants, notamment en' Kabylie, au Mzab et dans les Aurès. A Alger comme à Rabat, le pouvoir central se méfie de ce réveil, craignant qu'il ne mette en cause l'unité nationale et l'appartenance du Maghreb à la civilisation arabo-musulmane. Quelques ouvrages récemment publiés, ou fort judicieusement réédités après avoir été longtemps introuvables, contribuent à éclairer aussi bien cet arrière-plan culturel que les problèmes du Maghreb. Paul Balta
(1) "Berbères et berbérisme",
de Farid Naimy, in Al Asas, Rabat, juillet 1982. |
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Chacun de nous a eu l'occasion d'entendre
résonner, à l'entrée d'un chantier ou dans
l'une de ces petites épiceries qui ne connaissent pas
la fermeture dominicale, la langue parlée dans la montagne
marocaine, sur les cimes du Hoggar ou sur les plages de Djerba.
Cette langue, nous l'appelons traditionnellement le berbère,
mais les usagers lui donnent autant de noms qu'elle comporte
de variétés régionales. Il n'existe en effet
aucun berbère "standard", officiel ou littéraire.
Dictionnaire kabyle-français, de J.- M. Dallet, SELAF (Société d'études linguistiques et anthropologiques de France, 5, rue de Marseille, 75010 Paris). Préface de Salem Chaker, XL et 1052 pages. |